La restauration

Faïences ou porcelaines

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Le terme céramique désigne tous les objets faits à base de produits du sol.

Terre ou kaolin : ils sont usuels ou décoratifs, précieux ou sans valeur, ils ne s'altèrent pas mais sont tous vulnérables, menacés par de cruels accidents mécaniques. La porcelaine dure se casse comme du verre avec des éclats coupants, la faïence, plus poreuse, est encore plus fragile et peu se pulvériser en mille morceaux, l'émail des terres cuites se fendille... Entiers, les objets gardent leurs secrets ; cassés, ils suscitent un autre regard et l'on se penche sur les morceaux avec une curiosité inquiète. L'accident suscite l'intérêt, la fracture dévoile la matière...

Belle occasion d'apprendre à distinguer les céramiques les unes des autres, elles diffèrent par la qualité de la terre, par la technique de cuisson et par le décor. Les plus anciennes terres cuites étaient laissées à l'état brut, sans enduit.
Les poteries vernissées utilisées comme ustensiles de cuisine étaient imperméabilisées grâce à un enduit au plomb.

Les faïences s'en différencient par leur couverture émaillée : un enduit à base de sels d'étain, qui peu être décoré après ou avant la cuisson (dans ce dernier cas la gamme de couleurs est plus réduite).

La porcelaine dure est une fine pâte d'argile blanche appelée kaolin, et se prête aux plus subtils décors. Les restaurateurs ne récréent pas les matériaux d'origine, il recollent les morceaux, restituent l'état initial.